LES PREMICES

Cet article est celui par quoi tout a débuté. Celui qui a dit: « Ah oui, tu arrives à écrire des trucs! ». Et c’est mon amie Aurélia qui a cru en moi. Du moins, assez pour éditer ce texte sur son propre blog.

Si je devais vous présenter Aurélia, je vous dirais qu’elle possède un courage incroyable. Il est vrai que je l’admire beaucoup.

C’est la personne qui quitte tout pour suivre son mari muté à Amsterdam, enfants sous le bras. Elle en profite pour apprendre l’anglais et le Deutsch (qui est une langue trèèèèèèèèès facile) et elle se lance dans le projet pharaonique d’ouvrir une sorte d’école Montessori, au pays des tulipes, avec l’accent mis sur l’éco-responsabilité dès le plus jeune âge.  Elle souhaite « connecter les enfants à leur nature ». On entend par là « connectés avec eux-mêmes, leur entourage et la nature ».

Parce que Aurélia, c’est la meuf qui met des couches lavables à son bébé. Rien que pour ça, je l’idolâtre! Elle se préoccupe VRAIMENT de l’héritage écologique que nous allons laisser à nos enfants.

Je vous conseille donc fortement d’aller jeter un oeil sur son site: www.missionscoco.org

Et puis de lire ce que j’ai écrit pour elle.

MERCI

Les prémices de mon éco-responsabilité…
(Texte avec de l’humour dedans)

Au commencement, il y eu le MOI. Pas le petit « moi », non, non, non. Un bon gros « MOOOAAAA » ! Bien auto centré, tout ça, tout ça.

Ce MOA était sportive de haut niveau et martyrisait son corps à coup de régimes alimentaires dissociés sans « surtout qu’aucune sorte d’aliments bons pour la santé ne rentrent par ma bouche ». Mais ce MOA avait 20 ans, si innocente et naïve.

Un jour, ce MOA rencontra son TOA, le trouva bien à son goût, se maria et, se reproduisit.
Ils vivaient en banlieue parisienne chic, avaient des jobs chics, des fringues chics et des amis tout aussi chics.

Mais quelque chose allait changer en MOA (ah ben oui, je parle de moi, suivez, que diable !).
Tout d’abord la maternité: elle m’a fait revoir mes priorités. Avais-je besoin de tout ce  « chic » dans ma vie ? N’avais-je pas besoin finalement de me retrouver, et de me centrer sur les choses qui en valent la peine, de ne m’entourer que des personnes qui tiennent réellement à moi, (et inversement)?
Même si la démarche avait déjà commencé, c’était décidé. HOP ! Nettoyage du superflu !
Plus de télé anxiogène, plus de bouffe pré fabriquée, je me mets au yoga.
Une connaissance de connaissance décède d’un cancer du sein ? Ok, je vérifie mon déodorant afin de voir s’il contient des sels d’aluminium réputés dangereux et finis par opter pour la pierre d’alun.
Procter &Gamble rechigne à donner la composition de ses tampons, qu’à cela ne tienne, j’achète de ce pas, la mooncup(https://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_menstruelle)en S, L et XL, on n’est jamais trop prudent.

Finalement, peu importe la raison, valable ou pas, j’avais besoin de me sauver, de nous sauver de l’oppression des médias et de la consommation de masse (la prochaine fois, je vous parle de toutes mes névroses, hein ?).

Mais là, où ma démarche a pris toute sa mesure, c’est le jour où, en plus de quitter pas mal de mauvaises habitudes, ma famille et moi-même avons décidé de quitter Paris…pour vivre au bord de l’océan au pays basque. La petite Californie française, quoi ! Ici, le mode de vie healthy est très facile à adopter, nous avons des studios de yoga et de pilates à tous les coins de rue et des fermes bio à ne plus savoir qu’en faire. Mais surtout, y’a pas de boulot ! Et pour moi qui travaille depuis l’âge de 18 ans, suis limite hyperactive (je vous ai parlé de mes névroses ou pas ?), 2 problèmes se sont posés assez rapidement : 1- que faire de mes journées ? Et 2- il va falloir trouver des systèmes D pour faire des économies.

Des amis en vacances chez nous ont commencé à me faire ouvrir les yeux, et m’ont obligé (pas sous la menace, hein !)à me poser les bonnes questions.
Notre santé et celle de mes enfants doit, désormais, invariablement passer par la bonne nutrition, de saison et locale si possible. Parce que finalement, si on commence à bien prendre soin de soi, on prend mieux soin des autres et c’est un point de vue qui peut devenir systémique (oui, j’ose).

J’ai donc entamé une démarche encore plus poussée: j’ai commencé à fabriquer tous mes yaourts, et j’ai regardé du côté de la fameuse ferme bio du coin. Puis j’ai commencé à être interpellée par la notion de ZeroWaste, déjà parce que nous sommes aujourd’hui, submergés par les emballages, ensuite, d’un point de vue plus global parce que le traitement de ces déchets pose un vrai problème écologique et économique (Utilisation massive d’eau, déchetterie à ciel ouvert ou enfouissement des déchets de plus en plus profond, etc…). J’ai acheté des sacs à vrac, me suis créé un compte à la biocoop du coin, ai acheté des gourdes réutilisables pour les compotes des enfants et puis, j’ai jeté mes produits cosmétiques quotidiens pour les remplacer par des huiles bio et des eaux florales.Ce sont les prémices.

Aujourd’hui, bien plus qu’hier, nous avons besoin de prendre soin de nous, parce que nous sommes rudoyés en tous sens.A ce point de notre action, nous mangeons mieux, nous vivons mieux. Nous profitons de ce qui nous entoure en toute simplicité. C’est émotionnellement et intellectuellement gratifiant. Mais il nous reste encore un long chemin à parcourir : un compost à fabriquer, une meilleure gestion de l’utilisation de l’eau au quotidien, une intensification de la chasse aux emballages, un désencombrement  de notre maison, la création d’un potager, etc… (Je vous fais grâce des toilettes sèches au fond du jardin, je ne suis pas encore prête, saperlipopette !). Cette amélioration de notre quotidien peut-être, si on le décide, continuelle.

Je dois tout de même faire attention. Je me sens, pour le moment, comme une convertie, avec tout l’engagement que cela implique. Et l’interrogation reste le jour où je repartirai sur le chemin de la vie active…je n’ai pas envie que cela soit une passade car j’ai l’impression de m’être enfin trouvée…un peu (névroses, tout ça…BREEEEFFFF).

Adopter cette démarche est peut-être définitivement la chose la moins égoïste que j’ai faite dans ma vie ! On en ressort grandis !

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