L’UNIVERS, MURPHY, TOUT CA…

(Oui, c’est un chien avec un manteau. Oui, vous allez comprendre…)

 

Je suis d’une nature chanceuse dans la vie. Si, si vraiment! (Hop! Je touche du bois hein!)

Mais parfois l’univers te parle et comme tu es trop occupée pour l’écouter, du coup, il convoque son pote Murphy et décide de te mettre 2/3 bâtons dans les roues, histoire que tu te rappelles bien que, si tu es chanceuse, c’est AUSSI grâce à lui!

Nan mais ok! J’aurai dû l’écouter. MEA CULPA! C’est ma grande faute!

Bref… (Non, ça ne va pas être bref, on ne va pas se mentir.)

Tout débute lundi, quand, avec mon amie Delphine, nous sommes parties à Lille pour animer un Workshop! Jusque là, tout va bien. Nous prenons ma voiture, nous rendons à Bordeaux et prenons notre avion sans encombres, en râlant quand même un peu sur l’organisation Easyjet (faut pas déconner non plus) (avec le recul, j’en rigole) (naïves que nous étions) (Vous aimez bien cette foire à la parenthèse?) (Allez, j’arrête!).

Arrivées là-bas, tout se passe bien, nous dînons chez des amis de Delphine, c’est délicieux, ils sont adorables. Tout est parfait!

J’aurais dû commencer à me méfier lorsque nous rejoignons notre maison d’hôte située à Roubaix sur les coups de 23h30 et que la dame censée nous attendre, s’est endormie, nous laissant dans le froid glacial, ne sachant pas si nous pourrions trouver un plan de secours à cette heure tardive, si de réveil, il n’y a point. Ce qu’elle fit 30 minutes plus tard, à coups de sonneries prolongées éveillant, par la même, toute ladite maison!

Mais enfin, une fois installées, la nuit fut bonne, le petit déjeuner délicieux et l’hôtesse absolument désolée.

S’ensuivit une journée de workshop très animée, dense et émotionnellement chargée.

Là où ça se gâte, c’est, quand à une heure de la fin de notre journée de travail, Delphine m’informe que notre avion est annulé…par manque de personnel. Chez HOP! Donc chez Air France!!

Ok, ok! Le tout étant de rester professionnelle, en ayant en arrière pensée qu’il est 17h30 et qu’il va falloir trouver une solution pour être à 8h30 à Bordeaux le lendemain matin parce que Delphine doit donner un cours dans une école de publicité. Soit à environ 1000 kms *rire nerveux*!

Plusieurs solutions s’offrent à nous: soit on trouve un autre vol ou un train le soir même (Humouuuuuuur!!!), soit on retrouve un vol demain matin à la 1ère heure depuis Lille (avec aucune certitude qu’il ne soit pas annulé non plus), soit on garde notre voiture de location et on roule toute la nuit, ou soit (et ce fut la solution retenue. Fin du suspens.) on roule jusqu’à Paris, on prend un hôtel à l’aéroport et on prend le 1er vol du matin.

Ce qui fut dit, fut fait.

Nous roulons 2 bonnes heures jusqu’à Roissy Charles de Gaulle, déposons notre voiture de location sur le parking et allons à la recherche de notre hôtel.

Les instructions sont pourtant assez simples: « Déposez votre voiture terminal 2, prenez le CDGVal, arrêtez-vous 2 stations plus loin au Terminal 3, sortez de la gare RER et orientez-vous vers l’hôtel en face. Vous en avez pour 10 minutes max! »

Ce que nous avons fait, de façon très factuelle? Nous avons demandé où se trouvait le CDGVal, on nous orienta dans une direction, puis on nous dit de prendre une navette pour prendre l’autre navette, puis on nous ré-orienta dans une autre direction. Trouvant enfin le sigle, nous le suivons, puis, à la vue du logo de notre hôtel, sans réfléchir, nous sortons du terminal pour prendre ce que nous pensons être le fameux CDGVal… Mais lorsque bien installées dans ce bus, nous voyons notre hôtel s’éloigner i-ne-xo-ra-ble-ment de nous, sans qu’il s’arrête, le doute s’insinua…

Nous avons bien pris une navette. Mais pas le Fuc**** CDGVal. Il allait falloir passer par son terminus, attendre qu’il reparte pour pouvoir s’arrêter au Terminal 3. 30 minutes au bas mot. Tout en appelant l’hôtel pour avoir plus de précisions, nous tombons sur un « chaaaaarmant » monsieur qui ne cesse de répéter que:  » L’hôtel est dans l’aéroport, et qu’en gros vous êtes des grosses quiches et que vous n’avez qu’à avoir un GPS  et que l’hôtel est dans l’aéroport, t’as compris? Dans l’A.E.RO.PORT!! »

Ok, ça va, t’énerves pas monsieur! Il est, effectivement, dans l’aéroport. Au terminal 3. Juste en face de la sortir du CDGVal. Qui lui, va bien au Terminal 2.

Breeefffff… (Ah non. Toujours pas.)

Arrivées à l’hôtel, le réceptionniste nous donne nos chambres et nous demande si nous avons fait bon voyage. Je vous épargne les détails du fou-rire qui s’ensuivit.

Nous décidons alors de prendre une bière au bar pour relâcher la pression.

Avez-vous déjà observé la vie d’un hôtel d’aéroport en pleine nuit? C’est un peu la cours des Miracles!

Embrumées, nous avons observé les gens. Nous y avons croisé un monsieur avec une coupe de cheveux mulet et les moustaches d’Astérix (impressionnant), une dame qui hurlait (à juste titre) car la totalité des paniers repas donnés par l’hôtel, à ses compagnons, étaient tous périmés. Nous y avons croisé des gens en tongs mais aussi une dame habillée pour aller aux sports d’hiver, soit un pantalon de ski violet, une doudoune rose et un bonnet péruvien, en train de promener son chien qu’elle avait habillé…avec un tee-shirt et une salopette. Un braque de Weimar avec une salopette où était cousu l’écusson du groupe de rock Nirvana. Bah voilà! Vous l’avez l’explication!

Ce chien qui fit, d’ailleurs, l’objet des rêves de Delphine. Enfin, le peu de temps où elle a pu dormir car effectivement, la nuit fut, au mieux, courte, au pire, blanche, pour se réveiller à 5h20 et être à l’aéroport à 6h00.

Evidemment, avant cela, Delphine devant finir sa présentation pour son cours, s’aperçut que son chargeur d’ordinateur était tombé en rade.

(Ouverture de parenthèse) A ce propos, savez-vous qui fait le design des chambres chez Ibis Standard? Non? Personne? Parce que j’aimerai bien toucher un mot ou deux, aux gens qui ont « tempêté sous cerveau » pour pondre des chambres sans prise de courant à côté du lit (Fin de parenthèse).

Donc, 5h20. Petite flippe sur qui a gardé les billets d’avion (sinon c’est pas drôle!!). Hop, prise du CDGVal (Ahahahahahahahahah!!!!) et arrivée en 10 minutes au fameux Terminal 2F. Enregistrement de bagage. Passage des contrôles. Finissage de présentation sur le bord d’un fauteuil à l’arrache. Et attente.

L’attente. Parce que l’avion n’a pas fini d’être nettoyé, parce qu’il faut retrouver le bagage en soute d’une personne qui ne s’est pas présentée à l’embarquement, parce qu’il faut dégivrer l’appareil. Et ensuite, cet enfant qui n’arrête pas de hurler tout le long du vol.

Etant fatiguée, tendance mauvais poil, je me suis quand même entendue râler sur le goût non consensuel des gâteaux Air France, au citron. Nan mais avouez que le citron, c’est pas consensuel! Je milite d’ailleurs pour le retour de la vanille!

Nous sommes donc parties avec 50 minutes de retard et sommes arrivées avec 35 minutes d’avance! Arf! Nan j’déconne!

Delphine est partie de son côté, prendre un taxi pour limiter les dégâts et arriver le plus vite possible.

De mon côté, j’ai pris une navette (encore une) pour récupérer ma voiture au parking longue durée et suis partie en direction de mon « home sweet home ». ENFIN!

C’est précisément à cet instant que l’univers s’est franchement régalé.

La météo savait depuis 10 jours que nous allions passer dans un couloir de froid sibérien. La région attendait la neige vers midi ce qui me laissait largement le temps de rentrer chez moi. La neige est arrivée à 9h15. Au moment même où je rentrais sur la A63 avec ma C1 en plastique.

La région n’avait pas connu tempête de neige pareille depuis près de 10 ans. Précisément au moment où je rentrais sur cette autoroute, donc. Celle-là même qui serait fermée juste après mon passage avec interdiction de rejoindre les Landes et le Pays Basque. Celle-là même où la neige, s’accumulant, j’ai roulé sur de la neige verglacée, à 50 kms/heure ou à 5 kms/heure, selon que nous croisions (ou non) un accident (au moins 10) impliquant TOUS un poids-lourd.

Ne sachant pas comment la situation évoluerait, j’ai décidé de réserver une chambre dans un hôtel d’autoroute. J’ai mis 4 heures pour y arriver.

En vous épargnant la description du côté franchement glauque de ce type d’hôtel, mais arrivée saine et sauve après moults peurs, d’épuisement, je me suis endormie.

Et je suis revenue chez moi ce matin, jeudi, à 9h30. En 45 minutes. Il fait 14 degrés et plus aucune trace de neige.

Allez, sans rancune l’Univers! On en rira…mais plus tard hein?!

It was a long long loooooong way home!

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